Le Titanic

Le Titanic

Je me présente, grand fan du Titanic...meilleur film...j'ai 15 ans et j'ai archiver dans mon ordinateur pendant quatre ans des dizaine de tonnes de photos, qui seront maintenant exposé dans ce blog.
j'é
spere qu'il vous plaira! pour vous faire copnnaitre ma passion du plus beau paquebot de cette époque, celui qui a couler le 15 Avril 1912 nous somme mainteant le 1 Avril 2006 il y a 34319 jours que le paquebot a coulé au fond de l'eau. Le Titanic est un film certe mais c'est une aussi une histoire réele qui c'est passé et donc je vais vous raconter l'histoire...bonne visite



# Posted on Saturday, 01 April 2006 at 3:38 AM

Edited on Saturday, 01 April 2006 at 4:07 AM

L'histoire du Titanic

L'histoire du Titanic
Son histoire

À cette
époque, la White Star Line est une des plus importantes compagnies maritimes. Fondée au 19e siècle par Thomas Ismay, cette entreprise britannique appartient depuis le début du 20e siècle à des Américains. En effet, en 1904, Joseph Bruce Ismay, le fils aîné du fondateur - qui avait repris les rênes à la mort de sonre - vend la compagnie à l'International Mercantile Maritime, un trust américain regroupant plusieurs sociétés. Ce trust appartient en grande partie au financier J. Pierpont Morgan. Fort de ce nouveau soutien financier, Bruce Ismay, qui demeure directeur de la White Star Line, compte bien sister à ses concurrents et gagner la bataille de l'Atlantique.
En
1907, à l'occasion d'un dîner en compagnie de Lord James Pirrie (patron de la Harland & Wolff), il projette donc de mettre en service, entre 1911 et 1914, trois super paquebots: l'Olimpic, le Titanic et le Gigantic. Le 31 juillet 1908, le projet est approuvé et une entente est signée avec le constructeur.

Comme par le passé, la construction des trois paquebots de la White Star Line est confiée à la Harland & Wolff de Queen Island, près de Belfast, en Irlande du Nord. Fondée en 1847, cette entreprise, qui emploie plus de 14,000 personnes et qui peut fabriquer huit navires à la fois, est le plus grand chantier naval du monde. Les plans des trois paquebots sont dessinés par son équipe d'ingénieurs, dirigée par Thomas Andrews.

U
n chantier grandiose


C'es
t le 31 mars 1909 quebute la construction du Titanic. Juste à côté l'Olympic est déjà en chantier depuis trois mois. Deux ans plus tard, soit le 31 mai 1911, la coque du Titanic étant terminée, on met le navire à flot. Pour lui permettre de mieux glisser vers l'eau, on enduit sa coque de 20 tonnes de savon et de suif. Cinq remorqueurs le tirent et le stationnent le long d'un quai. Cependant, le navire est loin dtre fini; Plusieurs mois de travail sont encore nécessaires pour installer les équipements intérieurs.
L
e 18 septembre 1911, la White Star Line annonce que le voyage inaugural débutera officiellement le 20 mars 1912, mais un imprévu l'oblige à repousser la date du départ.
En effet, l'Olympic, qui est en service depuis 1910, est entré en collision avec un autre bateau, le croiseur Hawke, et doit donc êtreparé. Deux mois plus tard, il reprend la mer, alors que l'on s'affaire à mettre la touche finale au Titanic. La construction du transatlantique se termine donc le 31 mars 1912. Les premiers essais se déroulent au début d'avril. Une fois les tests effectués, le Titanic prend la route de Southampton afin d'entreprendre son voyage inaugural.

Un navire dit insubmersible


Avec
sa double coque en plaque d'acier rivetées et ses 16 compartiments séparés par 15 cloisons étanches, le Titanic offrait une sécurité maximale. Si jamais un des compartiments était touché, on pouvait fermer les cloisons depuis la passerelle à l'aide d'une commande électrique. En cas d'entrée d'eau massive , on pouvait également les fermer manuellement ou automatiquement par l'intermédiaire de flotteurs de sécurité.

Le transatlantique était aussi muni de huit pompes offrant une capacid'évacuation de 400 tonnes d'eau à l'heure. Avec un tel système, le Titanic était pratiquement insubmersible. Deux compartiments pouvaient en effet être inondés sans que le navire soit en danger, les autres assurant sa flottabilité.

E
n outre, le Titanic était doté d'un système de navigation à la fine pointe de la technologie, pour l'époque. Ses dimensions colossales le mettaient également à l'abris des tempêtes les plus violentes. Le paquebot disposait aussi de détecteurs de fumée dans les endroits névralgiques. La sonnerie d'alarme assurait une intervention rapide des employés en cas d'incendie. pour clore le tout, un appareil de détection acoustique permettait de repérer des obstacles immergés. Pas étonnant qu'en 1912 le Titanic ait été en quelque sorte considéré comme un chef-d'ouvre de l'architecture navale!

Des innovations remarquables


D'autr
es innovations techniques faisait du Titanic une véritable réussite. Contrairement aux autres paquebots, il disposait de deux machines à vapeur classiques de 15,000 chevaux et d'une turbine à basse pression de 16,000 chevaux. La puissance totale transmissible aux hélices était de 46,000 chevaux. La vapeur était produite par 29 chaudières et 159 foyers.

L
'énergie électrique, qui était nécessaire à l'éclairage (10,000 ampoules) des lieux et au fonctionnement des divers appareils (pour la cuisson, le chauffage, la réfrigération et l'aération), était assurée par quatre dynamos d'une puissance de 400 kilowatts.

Le
Titanic disposait aussi d'un systèmeléphonique très avant-gardiste pour l'époque. Il s'agissait d'une installation double composée d'un centralserà la navigation et d'un système interne. Le premier reliait entre eux la passerelle de commandement, la plage avant, le nid-de-pie, la salle des machines et le compartiment arrière. Le second, d'une capacité de 50 lignes, permettait aux clients occupant les cabines de luxe de communiquer avec les différents services (bar, restaurant, etc.). Le Titanic possédait de plus une installation T. S. F. (téléphone sans fil) de type Marconi, d'une grande puissance, qui permettait d'émettre et de recevoir des messages télégraphiques.


Le
Titanic appareillera le 10 avril 1912 de Southampton au Royaume-Uni pour se rendre à Cherbourg en France et à Queenstown pour prendre des passagers. Il quittera Queenstown le 11 Avril 1912 avant de prendre la mer une dernière fois ....

# Posted on Saturday, 01 April 2006 at 3:53 AM

Edited on Saturday, 01 April 2006 at 9:24 AM

Visite guidé du paquebot

Visite guidé du paquebot

Visite



Avec ses 269
mètres, ses 46 328 tonnes, sa technologie et son style le plus moderne faisaient du Titanic le plus gros et le plus luxueux de tous les autres navires. Il était tellement gros que des nouveaux quais ont été édifiés de chaque côté de l'Atlantique pour recevoir l'Olympic, le Britannic et le Titanic en plus d'une caleche spéciale pour les constructions. Même le Maurétania et le Lusitania ne lui arrivaient à la cheville. Seul un navire lui ressemblait beaucoup, l'Olympic(C'était son sistership, son navire jumeau.)

De
dimensions colossales, le Titanic comprenait huit ponts principaux (le pont bain de soleil, le pont promenade, le pont à verrière, le pont supérieur, le pont salon, le pont principale, le pont central et le pont inférieur). À son bord, on trouvait de luxueuses installations et d'imposants ornements où se mêlaient presque tous les styles européens des XVIIe et XVIIIe siècles.

Les
passagers du Titanic étaient divisés en trois classes. La 1ère classe, constituée des personnes les plus riches comme le Colonel John Astor, le collectionneur Georges Widener et les rois des chemins de fer Charles H. Hays et John Thayer qui sont situés entre les ponts A à C, la 2è classe était constituée de riches banquiers et commerçants comme l'historien Lawrence Beesley et le révérant Carter , et la 3è classe, constituée de gens ordinaires était considérée comme les rebuts de la société qui sont situés entre les ponts E et G du navire. On n'aurait donné aucune chance aux 3è classes pour sauver les 1ère et 2è classes.

L'organisation sociale à bord



À bord du Titanic se
trouvaient 2200 personnes, incluant l'équipage. Leur répartition sociale représente bien la répartition des richesses qui prévalait en Angleterre de l'époque. Les billets de première classe coûtaient 4000$, ce qui reviendrait à 50000$ aujourd'hui. En troisième classe, ils s'élevaient à 50$, l'équivalent de 625$ actuels.
Ils étaient 325 à
prendre place en première classe. On y trouvait M. et Mme Straus, propriétaires des célèbres magasins Macy's de New York, Benjamen Guggenheim, Arthur Ryerson, le Roi de l'acier, et M. et Mme Astor, dont la fortune était évaluée à 100$ millions. On pouvait également y croiser John B. Thayer, surnommé le Roi du chemin de fer. Des aristocrates, comme Sir Cosmo Gordon et son épouse, Lady Duff Gordon, figuraient sur la liste des invités, tout comme Charlotte Cordeza, qui réclamera plus tard pas moins de 177352$ pour la perte de ses valises. Edith Russel, une autre richissime passagère, possédait une seconde cabine, uniquement pour ses vêtements. La légende veut qu'avant de monter dans un canot de sauvetage Mme Russel ait envoyé un garçon de cabine récupérer, au risque de sa vie, un cochonnet de plâtre qui jouait une petite musique lorsqu'on en remontait le mécanisme...

S'il n'y a
vait que 205 passagers en deuxième classe, la troisième, elle, en accueillait plus de 706. Dans cette section, les hommes étaient regroupés à l'avant du navire et voyageaient à six ou huit par chambre, alors que les femmes dormaient dans une inconfortable promiscuité à l'arrière. La plupart étaient des immigrants russes, suédois, norvégiens, grecs, italiens, français, allemands, syriens. Parmi eux figurait même un Japonais.

Alo
rs qu'un seul enfant voyageant en première classe a péri au cours du naufrage, 49 bambins se trouvant en troisième classe ont perdu la vie. On comprend maintenant pourquoi plusieurs ont surnommé le Titanic le Jouet des riches. Ce véritable château flottant mesurait 291 m de long, 33 m de haut et 31 m de large. Il pesait plus de 46328 tonnes et comptait 10 ponts.

Les cab
ines de première classe se distinguaient par leur très grand luxe. Les salles à manger pouvaient accueillir jusqu'à 500 personnes.

La
piscine creusée était la première du genre sur un navire de croisière. Les concepteurs de l'intérieur des salles de bal s'étaient inspirés du style Louis XV. Avec les dorures, les candélabres, les verreries, les boiseries, le tapis et le whisky, avec les motifs des tapisseries représentant des chérubins effleurant des harpes et des bergers jouant de la flûte, on peut dire que c'est tout ce que l'époque pouvait compter de prétentions qui a coulé avec le Titanic.



Les premières classes


En pr
emière classe, chaque cabine était unique. Les passagers de première classe occupaient la partie centrale du navire, au niveau des trois ponts supérieurs, puisque c'est là que les mouvements du bateau étaient le moins intenses. Les plus riches disposaient de luxueuses cabines, pour les quelles ils avaient parfois payé la somme faramineuse de $5,000. Aménas sur le pont promenade, ces appartements, chacun pourvu de sa promenade privée, offraient une vue directe sur la mer. Avec leur salon, leur salle à manger, leurs chambres, leur salle de bains et leurs toilettes, ces cabines étaient aussi somptueuses que les suites des plus grands hôtels.

Chacune avait sa décoration propre. Certaines disposaient même d'un personnel de service attitré, ou encore, de chambres supplémentaires permettant à leurs hôtes de bénificier, durant la traversée, du service de leur propre femme de chambre ou valet.

Des installations luxueuses


À la mesure
des aménagements privés grandioses, on trouvait au centre du navire un grand escalier à double volée avec une rampe en fer forgé et des panneaux de bois sculpté; il reliait le pont promenade au pont supérieur. Trois ascenseurs desservaient aussi les ponts donnant accès aux appartements de première classe. Sur le pont promenade, on trouvait un grand salon, une bibliothèque, un boudoir pour les femmes ainsi qu'un bar encadré de deux verandas, par lesquelles on pouvait accéder à la plage arrière et contempler la mer. Sur le pont à verrière, les passagers de première classe, protégés de la pluie et du vent pas de grandes baies vitrées, pouvaient admirer le soleil couchant.

C'é
tait toutefois sur le pont supérieur que l'on trouvait la pièce la plus impressionnante: la grande salle à manger. Mesurant 55 m sur 28 m, elle pouvait accueillir plus de 500 convives et était dotée d'un équipement complet (fours, rôtisseries, grille-pain, cafetières, etc.). Le soir dans l'éclat des lumières et des robes scintillantes, la salle prenait un aspect féerique.

Com
me tous les paquebots, le Titanic disposait de boutiques, d'un salon de coiffure, d'un cabinet médical, d'un orchestre et d'un gymnase. Ce dernier était une des grandes attractions du navire. Les passagers pouvaient y faire de la musculation, de l'aviron, de la bicyclette stationnaire, ou encore, juchés sur des chevaux mécaniques, de "l'équitation". Très populaires, le Café parisien, le court de squash, le bain turc et la piscine de 10 m sur 5 m étaient d'autres importantes installations du Titanic.



Les classes inférieures


La plus par
t des cabines des passagers de deuxième classe se trouvaient à l'arrière du navire. Elles étaient desservies par un escalier et un ascenseur. Moins luxueuses que celles des premières classe, elles étaient néanmoins très confortables. Ces cabines disposaient de vrais lits, et certaines avaient même leur propre salle de bains. Une salle à manger de 20 m de longueur, une bibliothèque, un vaste salon et un fumoir étaient à la disposition des passagers. L'arrière du pont bain de soleil leur était également réservé.

Quant a
ux installations de troisième classe, elles étaient nettement supérieures à celles que l'on trouvait habituellement sur les paquebots de l'époque. La White Star avait en effet renoncé à entasser les émigrants dans des dortoirs de 50 personnes. Il y avait bien quelques chambres à 8 ou à 10 couchettes à l'avant du navire, mais la plus part des cabines n'en contenaient qu'entre 2 et 6. Ces cabines étaient situées à l'avant et à l'arrière du paquebot, entre le pont principal et le pont inférieur (c'est à ce dernier niveau que l'on trouvait les soutes à charbon, les chaudières et les moteurs). Les passagers de troisième classe disposaient d'une vaste salle à manger pouvant accueillir 473 personnes, d'une salle de réunion de 100 m², d'un fumoir, d'un pont promenade situé sur la plage arrière du navire et d'un espace ouvert, avec tables et chaises, situé sur le pont salon, à l'avant du paquebot.



Au coeur du navire


L'Olympic et le T
itanic étaient divisés en 15 cloisons et 16 compartiments étanches. La fermeture des portes étanches se fait depuis la passerelle, manuellement ou automatiquement par l'intermédiaire de flotteurs de sécurité. On retrouve un double fond dans la partie inférieure de la coque.

Il mesurai
t 269 mètres de long par 28.5 mètres de large. Sa hauteur, par rapport à la ligne de flottaison, était de 19 mètres de haut au sommet de l'étrave, 22 mètres à la passerelle de navigation, 24 mètres au pont des embarcations, 42 mètres au sommet des cheminées, 30 mètres au nid de pie et de 64 mètres au sommet des deux mâts. La distance entre les deux mâts était de 183 mètres. La hauteur, du fond de la cale à la ligne de flottaison était de 10,5 mètres. Il possédait 4 cheminées rouges avec une manchette noire d'une hauteur de 22 mètres aux ponts des embarcations et de 46 mètres de haut par rapport au plancher des chaufferies. Elles avaient un diamètre de 7,6 mètres. Les trois premières étaient directement reliées aux chaufferies tandis que le 4e servait qu'à l'aération du navire.

Av
ec ses 6 compartiments de chaufferies, la vapeur étaie produite par 29 chaudières et 159 foyers alimentés par 13000 mètres cubes de charbon entassé dans 6 soutes.

Il étai
t propulsé par deux machines alternatives à vapeur produisant 30000 CV et une turbine basse-pression produisant 16000 CV actionnant 3 hélices à 4 pales de 7 mètres de diamètre pesant en tout 98 tonnes. Ce qui le faisait avancer à une vitesse de croisière de 22 nouds et une vitesse maximale de 26 nouds. Il pouvait déplacer 52250 tonnes comprenant 900 hommes d'équipage, 905 passagers de 1ère classe, 564 passagers de 2e classe et 1134 passagers de 3e classe.

La coque
était faite de plaques d'acier rivetées. Une double coque. Elle était peinte en noir pour la partie visible et en rouge pour la partie sous l'eau. La manchette supérieure était blancne avec un liseret jaune.

On y retrou
ve comme exclusivité pour ces supers-liners une station de T.S.F, un central téléphonique de 50 lignes, 4 ascenseurs et un appareil de détection acoustique d'obstacles immergés.



Voici un aperçu du chargement contenu dans le bateau


Voici u
n aperçu de la quantité de Chargement

Provisions embarquées à Southampton :

Viande
Fraiche : 166 tonnes
Vol
aille : 55 tonnes
P
oisson frais : 24 tonnes

Bacon e
t jambon : 13 tonnes
Sauci
sses : 5,5 tonnes
P
oisson séché ou salé : 9 tonnes

Oeuf f
rais : 13 tonnes
L
ait frais : 7 000 litres
C
rème fraiche : 1 000 litres

Fari
ne : 37 tonnes
Lait condensé : 2 200 litres
Beur
re : 13 tonnes

Suc
re : 5 tonnes
Céréales : 450 tonnes
Pomme
s de terre : 40 tonnes

Oi
gnons : 35 000
Laitu
es : 7 000
As
perges : 800 bottes

Petit
s pois : 5,5 tonnes
Tomates : 7,7 tonnes
P
ommes : 3 180 caisses

O
ranges : 180 caisses
Pam
plemousses : 80 caisses
Citro
ns : 50 caisses

Ra
isins secs : 450 Kgs
Confitu
re : 500 Kgs
C
afé : 1 tonne

Thé : 450
Kgs
Pain
de mie : 1 tonne
G
laces : 1 500 litres

Bièr
e : 15 000 bouteilles
Vin :
1 000 bouteilles
Al
cools : 850 bouteilles

Eau
minérale : 1 200 btles
Ciga
res : 8 000

Pièces de vaisselle :
Assiettes et plats : 57 600
Couverts : 44 000
V
erres et récipients : 29 000
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# Posted on Saturday, 01 April 2006 at 4:03 AM

Edited on Saturday, 01 April 2006 at 9:26 AM

Chronologie du Titanic

Chronologie du Titanic

Chronologie du Titanic


Le 14 avril 1912, deux jours après l'appareillage, cinq ans aps le souper au cours duquel était né le ve, la température chute dramatiquement. Le navire approche de Terre-Neuve. À ce moment, le Titanic fend l'Atlantique Nord à une vitesse de 22 noeuds, soit 700 m à la minute.

23h40 : la nuit de dimanche le 14 avril 1912, les veilleurs Fleet et Lee dans la hune du grand mat se penchent en avant, les yeux écarquillés, un iceberg sort de la brume droit devant à environ 600 tres de la coque. Fleet se tourne et sonne trois coups de cloche
Il
prend le phone et appelle l'officier Murdock : "Iceberg droit devant".
"
Merci", répond Murdoch.
A
vant même de raccrocher, l'officier commande : "La barre à bord toute".
L
'homme de barre tourne au maximum la barre à bâbord. Simultanément, Murdoch actionne le transmetteur d'ordres : "Stoppez les machines, en arrière toute" et commande la fermeture des cloisons étanches.
Ap
rès de longues secondes d'attente, le Titanic finit par se déplacer à bâbord, mais il va trop vite, il tourne très lentement. L'impact est inévitable.

23h45 : c'est l'impact. Le Titanic heurte un iceberg qui déchire la coque du navire sur plus de 90 m de long. L'iceberg éventre les 6 premiers compartiments étanches faisant nétrer de l'eau en grande quantité. De nombreux morceaux de glace tombent sur le pont en face de la timonerie.
L
e capitaine se lève au moment de l'impact et va voir ce qui ce passe à la passerelle. Il questionne l'officier Murdoch.
"
Qu'est-ce qui c'est passé" ?
"Nous sommes entrés en collision avec un iceberg".
"Commandez la fermeture des cloisons étanches".
"
C'est déjà fait", dit l'officier Murdoch.
Smit
h se tourne vers l'officier Boxhall et dit : "Allez inspecter les dégâts".
Il
fait reprendre la marche avant lente. Il jette un coup d'oil sur l'habitacle de la timonerie et voit que l'indicateur d'assiette affiche une inclinaison de sur tribord. Le capitaine fait alors à nouveau arrêter les machines.

0h00 : Smith se rend aups du radio Phillips, il l'interrompt alors qu'il transemttait des messages aux familles des passagers et lui dit : " Lancez des C.Q.D a tous les navires qui pourront nous entendre, nous sommes entrés en collision avec un iceberg et nous coulons à pic. Notre position est 41o441Nord 50o241Ouest ".
Peu aps, la station télégraphique de Terre-Neuve roit le message suivant: " Avons touché iceberg. Sommes fortement endommagés. Accourez. Aide. "
À
ce moment, Boxhall revient de son inspection. Tout semble en ordre. Smith, douteux lui demande de faire une inspection plus approfondie avec l'ingénieur en chef Thomas Andrews qui est sur le navire.

0h15 : Ils remontent à la passerelle le visage sombre et Andrews prend la parole : "Avec l'ampleur des dégâts, le Titanic en à pour une heure - une heure et demi à flotter, deux heures tout au plus". Le capitaine Edward Smith, un homme de mer expérimenté (à 62 ans, il est le capitaine le mieux payé du monde), prend la décision de faire évacuer le navire. Andrews se retourne, affolé, vers Smith et lui rappelle : "Nous manquons de canots, il y a de la place pour seulement 1178 personnes sur 2227 passagers. Près de la moitié des passagers de ce navire sont condamnés à mort ".


E
ntre 0h15 et 2h17, plusieurs navires ont entendus les C.Q.D. de Phillips comme le Mount Temple qui se trouvait à 95 Km du naufrage, le Frankfurt qui se trouvait à 285 Km, le Bismark qui se trouvait à 130 Km, le Baltic qui, par chance, réussit à l'entendre vu qu'il se trouvait à 450 Km, le Virginian qui se trouvait à 315 Km et finalement le Carphatia qui part à toute vapeur après avoir capté un message

0h25 :{/c] Le Titanic envoie le premier S.O.S. de l'histoire maritime.

0h40 : les canots sont enfin parés pour l'évacuation.

0h45 : les hommes de bord reçoivent l'ordre d'avertir tous les passagers de s'habiller chaudement, de mettre leurs gilets de sauvetage et de sortir à l'extérieur. Ils font embarquer des passagers dans les canots de sauvetage.
Le p
remier canot est descendu. Il compte 65 places, mais seules 28 personnes montent à bord. Certain passagers regardent les premiers rescapés vers la mer en criant : " Eh ! Quand vous remonterez à bord, n'oubliez pas de montrer vos tickets ! " La catastrophe est inéluctable, mais la confiance règne encore. Un deuxième canot est mis à la mer avec seulement 12 passagers à bord. Bruce Ismay, le directeur de la White Star Line, prend place dans l'une des embarcations. Plus tard, il se justifiera en disant qu'il n'y avait plus de femmes ni d'enfants lorsqu'il a décidé de sauver sa peau...
Certaines personnes font néanmoins preuve de courage. Mme Straus refuse de quitter son mari, avec qui elle périra. Benjamin Guggenheim, après avoir enfilé son costume de soirée, monte sur le pont pour mourir, déclarant simplement: " Dites à ma femme que je me suis conduit dignement. "

La
loi exigeait que l'ensemble des canots de sauvetage du Titanic offrent 962 places. Il en comptait 1178. Seulement, le navire avait à son bord 2220 passagers. Autre fait qui rend le naufrage encore plus dramatique : 472 des places disponibles n'ont pas été utilisées.
Lor
sque le dernier canot s'est éloigné, vers 2 h du matin,

0h55 : commence la descente des canots de sauvetage. C'est alors que l'on lance les premières fusées detresse, ce qui cause un moment de panique chez les passagers qui commencent à se rendre compte de l'ampleur des dégâts. Andrews va voir les préposés aux chaloupes, fou de rage, et leur dit : " Remplissez les chaloupes à leur nombre maximal, vous le savez qu'il manque de chaloupes ".

La
mise à l'eau des canots

L
es canots nos 5 et 7 ont été parmi les premiers à être mis à l'eau, du côté tribord. Sous la direction de l'officier Pitman, ils allaient être amarrés l'un à l'autre pendant la nuit.
Le
canot no 6 s'éloigne du bateau. À son bord, il y a, entre autres, le major Peuchen, Molly Brown, la vigie Frederick Fleet et le maître de manouvre Hichens.
Le canot no 3 s'
éloigne à son tour. Mais l'homme d'équipage et le barreur sont si peu expérimentés qu'ils reviennent accidentellement vers le paquebot en train de sombrer.
Le canot no 1, d'une ca
pacité de 40 passagers, n'en contient que 12, dont le couple Gordon et 7 membres de l'équipage.
Les
musiciens jouent sur le pont, près de l'entrée de la section première classe, du côté bâbord.
Le canot n
o 8 transporte 28 personnes, dont la comtesse de Rothes, qui sera plus tard au gouvernail.
Avec 56 personn
es à son bord, le canot no 9 s'éloigne à tribord.
Des fusées de dét
resse sont lancées à partir du pont tribord.
Le
canot no 12, à bâbord, transporte 40 femmes et enfants, en plus de 2 marins. Quand l'embarcation rejoint finalement le '' Carpathia '', venu porter secours, elle compte à son bord plus de 70 personnes.
Le
canot no 14 déjà plein, un groupe de passagers cherchent à sauter dans l'embarcation. L'officier Lowe tire dans les airs pour rétablir l'ordre.
Le can
ot no 10 s'éloigne du côté bâbord. Il s'amarrera plus tard aux canots nos 4 et 12 ainsi qu'au canot D1.
Le can
ot no 16 est prêt pour la mise à l'eau, avec 56 personnes à son bord.
L
e plus chargé des canots de sauvetage, le no 11, part du bateau, transportant environ 70 passagers.
Réu
nissant 64 personnes à son bord, le canot no 13 vient d'être mis à la mer. Des remous causés par le déséquilibre du paquebot forcent le maître de manouvre à éloigner rapidement l'embarcation.
Les passager
s et l'équipage continuent de s'agglutiner sur la poupe, au fur et à mesure qu'elle s'élève au-dessus de l'eau.
Le canot
C est descendu avec 39 personnes à bord, dont Bruce Ismay, président de la White Star Line.
Le cano
t no 2, mis à l'eau près du pont à bâbord, s'éloigne en transportant 25 passagers. Sa capacité est de 40 places.
On refu
se à John Jacob Astor l'accès au canot no 4. Il dit aurevoir à son épouse qui a pris place dans l'embarcation avec d'autres dames riches et leurs femmes de chambre.
Plus de 1500 pers
onnes sont encore sur le bateau lorsque, vers 2 h, le canot D est prêt à être mis à l'eau, avec 44 femmes et enfants à son bord. Pour éviter une émeute, les hommes d'équipage forment un cordon et l'officier Lightroller menace la foule avec un revolver.
Les hommes
d'équipage tentent de dégager le canot B du toit des appartements des officiers. L'embarcation tombe sur le pont, à l'envers, et part à la dérive, servant de bouée à 28 hommes.
Le canot
A, aussi placé sur le toit des appartements des officiers, reste à la surface alors que le paquebot s'engouffre dans l'océan. Plus d'une douzaine de naufragés grimpent à bord du canot à moitié rempli d'eau.

vers 2h00 : les 16 canots de sauvetage sont occupés de passagers et s'éloignent. L'orchestre joue toujours sur le pont et 1500 personnes se trouvent alors encore sur l'épave. Ils périront tous.

2h18 : les passagers entendent des craquements entre la 3e et la 4e chemie quand, tout à coup, le navire se coupe en deux. Plusieurs passagers sont tués lors de la coupure. La partie avant coule faisant redresser la partie arrière.

2h20 : la partie arrière coule aspirant plusieurs passagers sous l'eau. Plus de 1500 personnes sont condamnées à se noyer dans l'eau glaciale de l'Atlantique-Nord. Plusieurs passagers demandent aux commandants des canots de se rapprocher du lieu du désastre pour aller chercher leurs maris ou leurs femmes qui ne sont pas encore morts. Certains matelots, traumatisés par le naufrage refusent de bouger d'un seul pouce. Un canot se rend sur les lieux et réussit à sauver 9 personnes d'une mort certaine.

4h10 : Une lueur d'espoir surgit, les naufragés se réveillent et voient un navire apparaitre dans cette matinée magnifique, c'est le Carphatia qui est finalement arrivé sur le site du naufrage. Les canots 4, 10, 12 et B arrivent en premier mais à la dernière minute, le radeau B est laissé à la dérive. Les canots 14, D et A prennent le radeau B au passage et se rendent au Carphatia. Les autres canots arriveront plus tard dans la matinée.
Des 868 survivants, 711 ont été rescapés par le Carpathia, arrivé sur les lieux du drame vers 5 h du matin. L'équipage de ce navire a mené une opération de sauvetage qui a duré sept heures. À propos de l'horreur du spectacle qui s'offrait à ses yeux, une survivante dira : "Il y avait les cris, les appels à l'aide de gens qui couraient... Nous pensions que rien, jamais, ne pourrait être pire que ces cris. Mais, après, il y a eu le silence... Le silence de la mort... "
Après le départ du Carphatia en direction de New-York avec les survivants du Titanic, le Birma, le Californian et le Mount Temple explorent les lieux du désastre. Pas un corps ne flotte à la surface, aucun débris (ils furent sans doute emprisonnés par la banquise formée pendant la nuit du naufrage). Le Carpathia arrive le 18 Avril à New-York. Ils descendent les canots de sauvetages et vont les porter au bassin no 42, où le Titanic devait accoster.
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# Posted on Saturday, 01 April 2006 at 4:19 AM

Description de grandes personalités a bord du Titanic

Description de grandes personalités a bord du Titanic

Molly Brown


Mme J.J. Brown était très s
atisfaite de son voyage sur le vieux continent. Elle avait acheté plusieurs antiquités en Égypte, avait rencontré son ami John Jacob Astor, un des hommes les plus riches de l'époque, et avait rendu visite à sa fille, qui étudiait à Paris. Bien que de mauvaises nouvelles sur l'état de santé alarmant d'un parent aient écourté son séjour, elle avait eu de la chance, croyait-elle, de se procurer un billet pou rentrer aux États Unis sur le plus beau bateau qui soit, le Titanic.Si le paquebot a coulé, celle qu'on a surnommée à la suite du naufrage l'Insubmersible Molly Brown a survécu. Embarquée dans le canot de sauvetage numéro 6, qui pouvait accueillir 65 personnes, aux côtés de seulement 24 femmes et 2 hommes, Mme Brown, vêtue d'un deux-pièces en velours noir, a tenu tête au maître de manouvre Robert Hichens. Celui-ci, craignant que les survivants en détresse, pris de panique, ne fassent chavirer le canot, refusait de retourner sur les lieux du naufrage. Pour aider les femmes à lutter contre le froid, elle leur a montré à ramer et leur a prêté son manteau de zibeline. Et quand Hichens a pris pour une étoile filante une fusée lumineuse lancée par un bateau qui venait à la rescousse des naufragés, elle l'a menacé de le jeter par-dessus bord (sans toutefois employer de pistolet, comme dans le film de 1964 qui porte son nom ). Après avoir pris le commandement de l'embarcation, elle a ordonné aux femmes de ramer et a conduit tout le monde en lieu sûr. Molly Brown a ainsi fait preuve d'un courage extraordinaire.Née Margaret Tobin à Hannibal, au Missouri, en 1867, elle a un jour quitté son village pour se rendre à Leadville, une municipalité du Colorado en plein essor. ''Elle voulait trouver du travail et un mari fortuné'', raconte son arrière-petite-fille Muffet Brown, conceptrice-graphiste à Los Gatos, en Californie.Elle y a fait la rencontre de James Brown, un prospecteur de 13 ans son aîné, à la faveur d'un pique-nique paroissial. Elle l'a épousé en 1886, sept ans avant qu'il trouve de l'or dans la Little Jonny Mine et commence à édifier sa fortune, qui allait atteindre 5$ millions.Cependant, Molly ne pouvait supporter d'être confinée dans leur maison de Denver. Elle s'est alors mise à voyager en Europe, souvent en compagnie de leur fils, Lawrence, de sorte qu'elle maîtrisait plusieurs langues quand elle s'est séparée de James en 1909. Après le naufrage du Titanic, dans lequel elle avait perdu un collier d'une valeur de 325000$, Molly Brown a amassé des fonds pour les survivants non fortunés. Elle a également lutté pour que le droit de vote soit accordé aux femmes. Mais elle s'est avant tout démarquée par son grand courage lors de la tragédie. ''C'est la chance des Brown, disait-elle après le dramatique événement. Nous sommes insubmersibles. '' Elle est décédée d'une crise cardiaque en 1932.

Madeleine & John Jacob Astor


Des hommes d'affaires for
tunés présent sur le paquebot, le New-Yorkais John Jacob Astor IV comptait parmi les plus riches. Il avait embarqué à Cherbourg avec son épouse, Madeleine. Un valet, une femme de chambre et une infirmière les accompagnaient. Leur chienne, un airedale nommé Kitty, était aussi du voyage. Les cabines de luxe qu'ils occupaient --des suites ornées de boiseries avec des foyers véritables et des cartiers séparés pour les domestiques -- coûtaient jusqu'à 4000$, ce qui équivaudrait aujourd'hui à 50000$.Mais Astor représentait davantage que la fortune de 87$ millions qu'il avait amassés dans l'immobilier et le commerce de fourrures. Diplômé de Havard, il avait fait breveter des inventions, notamment un moteur à turbine et un '' désintégrateur vibratoire '', qui servait à produire du gaz à partir de mousse de tourbe. Il avait aussi écrit un roman de science-fiction, dont l'action se déroule sur Saturne et Jupiter, et avait fiancé son propre bataillon durant la guerre américano-espagnole. Son premier mariage, avec Ava Willing, avait duré 10 ans ; deux enfants étaient nés de cette union. Son second mariage, avec Madeleine Force, en 1911, avait fait scandale. Elle avait 18 ans à l'époque, et lui, 46... Pour échapper aux mauvaises langues, le couple a fait un très long voyage de noces en Europe et en Égypte (où il est allé rejoindre Molly Brown, l'amie de Astor ). Quand ils sont montés à bord du Titanic, Madeleine était enceinte de cinq mois. ''Ils voulaient que leur bébé naisse aux États-Unis '', raconte l'historien Don Lynch.Lors du naufrage, Astor a pris soin de mentionner la ''condition délicate'' de son épouse en demandant à un officier s'il pouvait accompagner sa femme et prendre une des nombreuses places vides dans le canot de sauvetage, mais l'officier a refusé. Astor a alors accepté son sort en véritable gentleman. Il a allumé une cigarette et a lancé ses gants à Madeleine. Plusieurs jours plus tard, son corps taché de suie et en partie écrasé a été retrouvé, flottant sur l'Atlantique. Il avait 2500$ dans l'une de ses poches. Les experts croient qu'il a été frappé par une des cheminées du bateau.Dans les années qui ont suivi, Mme Astor, qui s'est remariée deux fois et qui est décédée en 1940, a rarement parlé de la tragédie, si ce n'est pour relater son dernier souvenir, celui de sa chienne Kitty courant frénétiquement de long en large sur le pont. Le 14 août 1912, elle nommait son fils nouveau-né, un futur play-boy, John Jacob Astor V.John Jacob Astor a laissé un héritage de 1.7$ million à son épouse, Madeleine, enceinte de cinq mois lors de la catastrophe.

Dorothy Gibson


Pendant un
moment, il semblait bien qu'un des canots de sauvetage allait suivre le Titanic au fond des mers. Selon l'actrice de cinéma muet Dorothy Gibson, de Hoboken, au New Jersey, qui prenait place à bord avec sa mère, l'eau s'engouffrait par un trou dans la base du canot. "Le problème a été réglé rapidement : les dames se sont défait de leur lingerie et les hommes, d'une partie de leurs vêtements", a raconté la jeune femme, qui avait 28 ans quand est survenu le naufrage.En 1914, Dorothy a épousé Jules Brulatour, un prospère producteur de films new-yorkais, avec qui elle avait une liaison depuis longtemps. Il l'avait d'ailleurs sommée d'interrompre ses vacances en Europe quelques jours avant qu'elle embarque sur le Titanic. Leur union a été malheureuse et s'est terminée par un divorce deux ans plus tard. Dorothy Gibson, " une personnalité très vive ", selon l'historien Don Lynch, est morte d'une crise cardiaque en 1946, à Paris. Plusieurs se rappellent la prestation de l'actrice dans Saved from the Titanic, un film muet tourné un mois après son sauvetage. Dans cette production, elle portait la même robe que le soir du désastre.

Douglas Spedden


Pour Douglas Spedd
en, âgé de sept ans lors de la tragédie, la vie était une grande aventure, même s'il présentait un tempérament parfois solitaire. Ses parents, Frederick, héritier d'une grande fortune des milieux bancaires, et Daisy, riche héritière elle aussi, passaient une bonne partie de l'année à voyager dans des pays exotiques en compagnie de leur fils unique. Rien dans la vie de Douglas ne l'avait préparé au terrible drame qui l'attendait. Il était monté à bord du Titanic avec ses parents, une femme de chambre, sa nounou et son meilleur ami, un ours en peluche blanc baptisé Polar.Une heure après que le paquebot euT frappé l'iceberg, le petit groupe a pris place dans le canot de sauvetage numéro 3. Tenant affectueusement Polar dans ses bras, Douglas dormait pendant que le Titanic coulait. Le soleil levant se reflétait sur des icebergs quand l'enfant s'est éveillé. En ouvrant les yeux, il s'est exclamé : " Regardez, le merveilleux pôle Nord, mais sans père Noël ".Une fois rentrée à Tuxedo Park, dans l'État de New York, la famille a tenté d'oublier la tragédie. "Les incidents quotidiens, qui jadis nous semblaient si importants, avaient perdu tout intérêt", écrivait Daisy dans son journal intime. Mais un autre drame allait assombrir la vie de ces gens bien nantis : en 1915, Douglas périssait dans un accident de voiture survenu près de la maison de campagne familiale, dans le Maine.Daisy et Frederick ont vécu jusqu'à un âge avancé. Mais l'histoire ne s'achève pas là. Il y a quelques années, un parent éloigné a découvert un conte écrit par Daisy en 1913 à l'intention de Douglas, qui relatait le voyage du Titanic à travers les yeux de l'ourson en peluche d'un petit garçon. Publié pour la première fois en 1994, le livre Polar the Titanic Bear (polar, l'ourson du Titanic ) s'est vendu à 250000 exemplaires, perpétuant ainsi la mémoire du petit Douglas Spedden et celle du célèbre paquebot.

Isidor & Ida Strauss


Ida Straus a
refusé au moins à deux reprises de quitter le Titanic, choisissant plutôt de mourir auprès de celui qui était son compagnon depuis quatre décennies, un philanthrope bien connu et propriétaire des magasins Macy's. La nouvelle selon laquelle le groupe avait décidé de partager ce triste destin n'a surpris ni leurs six enfants ni leurs nombreux amis. "Quand ils étaient séparés, ils s'écrivaient tous les jours", se rappelle Joan Adler, directrice de la Straus Historical Society. "Elle l'appelait "mon papa chéri", et lui, " ma maman chérie". Pendant des années, ils ont même célébleurs anniversaires de naissance le même jour."Pendant que le Titanic sombrait, Ida, âgée de 63 ans, résistait aux supplications des officiers, qui voulaient la voir embarquer dans un canot de sauvetage. Prête à céder sa place à sa femme de chambre, elle lui a même remis son manteau de fourrure en disant : "Je n'en aurai plus besoin maintenant." On l'a finalement convaincue de monter à bord de l'avant-dernier canot, mais elle en est ressortie pour rejoindre Isidor, âgé de 67 ans. La dernière image que certains survivants ont gardée d'eux est celle d'un couple enlacé sur le pont. La mémoire d'Ida et d'Isidor est honorée dans un cimetière du Bronx, sur un monument où l'on peut lire : "Toutes ces eaux n'ont pu éteindre leur amour, ni ces marées le submerger."

Lady Duff Gordon & Sir Cosmo


Pendant que le Ti
tanic s'abîmait, la Britannique Lucy Duff Gordon, conceptrice de mode possédant des boutiques chic à Londres et à New York, s'est tournée vers sa secrétaire, assise à ses côtés dans le canot numéro 1, et lui a dit : "Votre belle robe de nuit est fichue." Ce commentaire déplacé, émis au milieu des cris de 1500 victimes se débattant dans les eaux, a été le point de départ d'une série d'événements malencontreux. Sir Andrew Duff Gordon, le petit-neveu de Lucy, raconte que deux marins qui l'avaient entendue se sont exclamés Pour vous, ce n'est pas grave, car vous pourrez vous acheter d'autres vêtements, mais nous, nous avons tout perdu." Sir Cosmo, l'époux de Lady Gordon, homme sympathique qui avait obtenu l'assentiment des officiers pour monter dans le canot aux côtés de sa femme, a par la suite remis à chacun des deux marins l'équivalent actuel de 360$ afin de leur permettre de remplacer les biens qu'ils avaient perdus dans le naufrage. Ce geste allait toutefois avoir de fâcheuses répercutions.Lorsqu'il est rentré à Londres, Duff Gordon a éaccusé d'avoir soudoyé les membres de l'équipage pour que ceux-ci éloignent le canot --qui n'était pourtant occupé qu'aux deux tiers -- des lieux de la tragédie et abandonnent à leur sort les victimes qui tentaient d'échapper à la noyade. En mai 1912, une enquête britannique disculpait Duff Gordon, mais sa réputation se trouvait à jamais ternie par cette affaire. Exclu de certains cercles mondains, le couple, qui ne pouvait avoir d'enfant, a fini par se séparer, sans toutefois divorcer. Cosmo est décédé en 1931 et Lucy, dont les affaires ont prospé avant qu'elle ne fasse faillite, a connu le même sort en 1935.Meredith Etherington-Smith, qui a consacré une biographie à Lucy, conclut : "Pour eux, survivre à la tragédie a épire que la mort."

Benjamin Guggenheim


En apprenant que
le bateau coulait, Guggenheim, un industriel père de trois enfants et play-boy notoire, a regagné calmement sa cabine avec son valet pour enfiler son habit de soirée. "Nous avons revêtu nos plus beaux habits et nous sommes prêts à sombrer comme des gentlemen", a dit Guggenheim, alors âgé de 47 ans, en refusant un gilet de sauvetage que lui tendait un steward. "Dites à ma femme, à New York, que j'ai fait de mon mieux pour accomplir mon devoir."Benjamen, sixième des sept fils du baron Meyer Guggenheim, immigrant suisse, avait embarqué sur le Titanic à Cherbourg avec sa dernière maîtresse connue, la chanteuse française Léontine Aubart. Après s'être assuré que sa compagne et sa femme de chambre étaient en sécurité à bord d'un canot de sauvetage, Guggenheim s'est retrouvé sur le pont avec son valet, où la légende et Hollywood les ont immortalisés en train de boire du brandy et de fumer le cigare pendant le naufrage.Quand le navire Carpathia, dont l'équipage a secouru les survivants, est arrivé dans le port de New York, trois des neveux de Guggenheim se sont précipités sur le quai, en compagnie de la femme de ce dernier, Florette. Celle-ci, heureusement, n'a pas entendu l'officier qui a annoncé que la jolie blonde qui descendait du bateau était la mtresse de Benjamin. Mme Guggenheim avait l'habitude des absences prolongées de son mari, qui passait des mois à l'étranger, dépensant sans compter --il avait même dilapider 8$ millions dans de mauvais investissements. Si la fin noble de Benjamin a rehaussé le nom de Guggenheim, il faut souligner que le défunt n'a laissé que 450000$ à chacun de ses trois enfants. Plus tard, sa fille Peggy avouera s'être sentie traitée en parent pauvre de la famille après la mort de son père.

Frederick Fleet


Le matelot Fl
eet, âgé de 25 ans, perché dans le nid-de-pie à 15 m (50 pi ) au-dessus du pont du Titanic, n'avait pas de jumelles pour accomplir son travail. Inexplicablement, elles avaient été égarées à Southampton. Durant la dernière demi-heure de son guet, le 14 avril 1912, il aperçut un énorme iceberg à moins de 500 m (1640 pi ) devant lui. Désespéré, Frederick Fleet téléphona sur le pont."Iceberg, droit devant ! ". Il s'attendait au pire, mais le navire commencait à tourner, évitant de peu une collision frontale. Bien que l'impact n'ait pas été violent, quelques morceaux de glace tombèrent sur le pont. Comme il le racontera plus tard aux enquêteurs américains, Fleet a estimé qu'ils l'avaient échappé belle. Deux heures plus tard, alors que l'immense paquebot coulait, il ramait dans un canot de sauvetage rempli de femmes.Il a continué à travailler en mer jusqu'en 1936. Durant les dernières années de sa vie, il a vendu des journaux à Southampton, "juste pour passer le temps", disait-il. Il passait la plupart de ses soirées à boire de la bière, seul, dans un bar de la région. " Il semblait triste et solitaire, dit l'historien du Titanic Brian Ticehurst. Il ne parlait qu'à Eva, sa femme." Peu après la mort de celle-ci, en 1965, le frère d'Eva, qui avait accueilli le couple chez lui, a demandé à Fleet, alors âgé de 76 ans, de déménager. "Le matin suivant, raconte Ticehurst, le beau-frère a ouvert les rideaux et découvert Frederick pendu dans le jardin."

J. Bruce Ismay


" Les gens veul
ent toujours trouver un coupable" remarque avec justesse Michael Manser, dont le grand-oncle, président de l'entreprise propriétaire du Titanic, a rempli ce rôle dans la plupart des comptes rendus des dernières heures du célèbre navire. Personne ne saura jamais si Ismay, qui a esquissé les premiers plans du Titanic sur une serviette de table lors d'un dîner de gala, a dit au capitaine Smith, d'emballer les moteurs pour arriver plus vite à New York, question de faire un coup de publicité. Ce qui est certain, c'est que le président, alors âgé de 49 ans, s'est enfui dans un des derniers canots, laissant derrière lui nombre de passagers, son majordome, son secrétaire et... sa réputation. "Il n'y avait plus de passagers sur le pont", a-t-il insisté plus tard. Secouru par le Carpathia, Ismay a passé le reste du voyage en reclus.Bien qu'il n'ait pas été reconnu coupable officiellement, il a été stigmatisé par les journaux ( J. Brute Ismay, a titré l'un d'eux )et, selon certaines personnes, mis au ban de la société londonienne. En 1913, Ismay a démissionné de la présidence de la compagnie de navigation White Star, qui avait déjà appartenu à son re, et s'est retiré avec sa femme, l'Américaine Julia Florence, en Irlande, où il est mort d'une attaque d'apoplexie en 1937. Manser soutient que Ismay s'est conduit honorablement sur le Titanic et a mené une vie très solitaire après la tragédie. Il admet cependant que, pour la plupart des gens, son grand-oncle restera toujours le bouc émissaire. " C'est toujours mieux, remarque-t-il sèchement, qu'il y ait un vilain dans les films."
Le Capitaine E. J. Smith


Quatre mois
avant le naufrage, une assemblée de New-Yorkais nantis portaient un toast au capitaine Smith au cours d'un dîner tenu en son honneur. Connu comme " le capitaine des millionnaires ", il était l'un des navigateurs les plus expérimentés de l'époque. Pourquoi Smith a-t-il poussé à plein régime son vaisseau dans une région parsemée d'iceberg, en pleine nuit par surcroît? Il a emporté la réponse avec lui dans les profondeurs de l'océan, mais rien dans son passé ne laissait présager qu'il puisse faire preuve d'une telle témérité.
E
dward John Smith est né en 1850, dans le Staffordhire, en Angleterre. Il a pris la mer dès son adolescence comme mousse sur un bateau à voiles naviguant autour du monde, commandé par son demi-frère Joseph. Devenu capitaine, il a joint les rangs de la White Star Line en 1880, pour laquelle il a dirigé le voyage d'inauguration de plusieurs nouveaux paquebots, dont celui du jumeau du Titanic, l'Olympic. Un jour, alors que Smith était à la barre de ce dernier, le bateau a heurté un mystérieux objet. Le capitaine a dû interrompre la traversée pour faire réparer une hélice au chantier naval de Belfast.Smith, marié et re d'une fille, envisageait de se retirer après la traversée du Titanic. "Mais étant donné les circonstances, commente Pat Lacey, une parente éloignée âgée de 75 ans, c'est heureux pour lui qu'il ait disparu avec son bateau."

Wallace Hartley


Il y avait de la mus
ique sur le bateau au moment du naufrage; la plupart des témoins de cette nuit tragique sont d'accord sur ce point. Un orchestre de huit musiciens, sous la direction du violoniste Wallace Hartley, continuait de jouer alors que le chaos régnait. Ce qu'ils interprétaient juste avant que le bateau ne sombre fait encore aujourd'hui l'objet de longs débats. Les différents styles musicaux à la mode à cette époque figuraient certainement au programme: ragtime, valses et hymnes religieux. Les romantiques et la presse populaire ont choisi de croire que le dernier morceau était Plus près de toi mon Dieu. Lors de voyages précédents, Hartley aurait confié à ses camarades que si le paquebot coulait, il jouerait cette pièce ou O God,Our help in Ages Past. Le violoniste étant un méthodiste dévot, ce choix n'aurait donc pas été surprenant.Né à Colne, en Angleterre, en 1878, Wallace Hartley était le fils d'un courtier d'assurance. Il a étudié le violon à l'école et a travaillé régulièrement comme musicien sur les bateaux de luxe, faisant ainsi 70 voyages qui l'ont mené partout le monde. Il avait failli refuser de faire la traversée sur la Titanic. Fiancé à Maria Robinson, de Boston Spa, au nord de Londres, Hartley n'avait pas envie de partir. Mais il a écouté la voix de sa raison, car il savait que jouer sur le plus grand bateau de l'heure lui donnerait l'occasion d'établir de bonne relations qui pourraient lui être utiles par la suite. " Il envisageait de renoncer. Mais avec le Titanic, il était certain de revenir à bon port ", écrit l'historien Darran Ward dans un livre sur Hartley.Sa dernière et courageuse prestation n'est pas passée inaperçue." Il a immédiatement été qualifié de héros", a témoigné Ward. La population de sa ville natale, Colne, a érigé un buste de 3 m ( 10 pi ) de haut en son honneur, et 40000 personnes ont assisté à ses funérailles. "Il a fait passer le devoir avant sa vie, dans la plus pure tradition anglaise, commente l'acteur Jonathan Evans-Jones, qui a joué le rôle de Hartley dans le film, version 1998. Il a bien fait . De toute façon, il avait peu de chances de trouver une place sur un des canots."
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# Posted on Saturday, 01 April 2006 at 4:43 AM

Edited on Saturday, 01 April 2006 at 5:01 AM